Changer le role et la posture du manager pour favoriser les coopérations
De l'équipe au collectif


Une équipe est-elle un collectif ?


Des pratiques courantes pour "créer une équipe"
Lorsqu’il s’agit de constituer une équipe, les pratiques habituelles de management relèvent de deux critères récurrents : chercher la complémentarité des savoir-faire et recruter des personnes capables de faire état de " compétences de coopération ".

Ces conditions sont-elles suffisantes ?
Chacun constate régulièrement que non : des coordinations à minima, des jeux d’opposition, chausse-trappes ou compétitions sauvages, ou encore une certaine conflictualité dans les équipes viennent souvent polluer l’intention initiale.

Mais, à quelles conditions peut-on espérer passer d’une « équipe » à un « collectif » ? De la coordination à la coopération ?

C'est la coopération qui fonde le collectif de travail

Pour se mettre en place, la coopération nécessite à la fois interdépendance et intercompréhension.
L’interdépendance désigne des conditions de réalisation du travail qui rendent nécessaires la construction de liens, opérationnels ou fonctionnels, entre des individus.
L’intercompréhension est une modalité souhaitable de mise en œuvre de ces liens. Elle passe par des exigences qui la distinguent de la simple coordination.
La coopération repose sur la confiance, c’est-à-dire sur la connaissance et donc la prévisibilité des conduites de l’autre, validées par la concordance entre ses paroles et ses actes. Elle se construit progressivement, au gré des expériences partagées.

La coopération permet de construire progressivement :
Des règles de métiers, une éthique, des codes et objectifs communs, des complémentarités tacites...
Dans des implicites partagés... Qui s'ajustent en permanence.
 
Par ailleurs, l’organisation du travail définit la division et la répartition des tâches. Elle insiste davantage sur les limites de compétences que sur les liens de coopération. Mais l’organisation du travail est un cadre de référence nécessaire, sans lequel la coopération n’aurait pas d’espace où se manifester. Car la coopération se construit face au réel, aux problèmes qu’il génère et aux lacunes inévitables de l’organisation. Elle permet de construire des règles collectives pour faire face à ce qui n’est pas prévu. On pourrait donc considérer la coopération comme une composante indispensable d’une organisation qui se veut réactive et apprenante : elle la complète pour en parfaire l’efficacité.


Fiche complète : De l'équipe au collectif (word, 2 pages)


Bernard Devin


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